Secteur 2 – Le paysage médiatique est caractérisé par la diversité, l’indépendance et la durabilité 2-1- Une large gamme de sources d’informations (écrite, audiovisuelle, Internet) est disponible et accessible aux citoyens ANALYSE : Avec une douzaine de quotidiens, une dizaine de magazines et plus de 200 stations de radios ainsi qu’une douzaine de chaînes de télévision les citoyens disposent d’une large gamme de sources d’informations. Toutefois, elles ne sont pas accessibles à l’ensemble de la population, soit parce qu’elles sont financièrement hors de portée, soit parce qu’elles ne leur parviennent pas, soit parce qu’elles n’arrivent pas à les capter. Les stations de radio ainsi que les chaînes de télévision n’ont pas une couverture nationale, en dehors des seules radio nationale (RNM) et télévision nationale (TVM) qui émettent sur tout le territoire. La diffusion de la presse écrite, quant à elle, est restreinte à la capitale et aux grandes villes, particulièrement aux chefs lieux de province. A l’exception d’Antananarivo, les journaux ne sont distribués dans les autres villes qu’avec des jours de retard, faute de service de messagerie de presse mais aussi et surtout, en raison de la faiblesse et de la défaillance des moyens de transports. NOTES : Notes individuelles : 2, 2, 4, 3, 2, 3, 4, 3, 2 Moyenne : 2.8 2-2- L’accès des citoyens aux sources des médias domestiques et internationaux n’est pas limité par les autorités étatiques ANALYSE : Les autorités étatiques ne se manifestent pas directement pour limiter l’accès des citoyens aux médias nationaux et internationaux qui, apparemment, est libre. Mais elles agissent subtilement. On peut citer à titre d’exemples, le non-renouvellement du permis de travail du correspondant de la Radio France Internationale (RFI), l’expulsion sans explication de l’ancien rédacteur en chef du quotidien Les Nouvelles, et également correspondant de Marchés Tropicaux, l’interdiction de mise à bord de la compagnie nationale aérienne de certains journaux, dont les quotidiens Les Nouvelles et la Gazette de la Grande Ile. Il faut chercher ailleurs le véritable motif de ces décisions arbitraires, généralement parce que leur ton ne plaisent pas au régime. Une station de radio émettant dans la province de Toamasina, a été suspendue pour 7